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the unexpected

Projection

Samuel Strathman

I shake the dust

From my coat

until it blazes,

turns to ash.

Great witch Edith’s

sneer projects

onto a wall.

Her laughter 

invades the halls,

makes a pendulum

out of me – 

arms strung

around my head,

windshield wiper legs.

Suddenly, the conservatory 

grows quiet, 

a pin drops.

A door screeches open,

and in rolls 

a troll’s head

that stops and smiles,

sprouts limbs.

I bend to pick 

the creature up.

Edith edges near,

but I do not feel

her until she sticks

the pin in.

Samuel Strathman is a poet, visual artist, author, kitchen coordinator, and the founder/editor-in-chief of Floodlight Editions. 

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How to Read a Tree

Aditya Shankar

Birds are golfers of heaven. They swing their 

club-like wings and score their birdie and par 

in treetop nests. A tree is a vertical golf course,

says the snake that gobbles up the egg. And a 

grassland of highest branches— the Giraffe. 

Watch closely. You can spot the Garibaldi beard 

of their stooping caddies— the Bees. A human 

sighting of trees is the wrong side of an arena, 

the gloomy lower of a green turf. Their poets 

stare at the underside and pine about seasons,

foliage, solitude, and thorns. But a tree is the 

hardened cable of an elevator. In a netherworld 

of downswing, they maintain heavens of glee. 

Beneath ecstasies and pleasures, we operate 

among seasoned roots and neurons of pain. 

Aditya Shankar is a Best of the Net and Pushcart prize nominated Indian poet, flash fiction author and translator. Hailing from Bangalore, you can follow him on Twitter @suncave.

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L’inattendu… An unexpected journée

Galaad Saussey–Even

La semaine dernière, mardi pour être précis, j’étais tranquillement, assis dans ma cuisine. Il était 7h50 lorsque mes lèvres touchèrent, pour la première fois de la journée, mon café bien chaud (m’étant réveillé à 7h40, il est simple de savoir cette heure avec autant de précision). Mais à ce moment précis, je fus encore loin de me douter de ce qu’il allait se passer, bien que ma nuit fût remplie de rêves tous plus farfelus les uns que les autres. Une fois mon petit-déjeuner avalé, et comme j’avais, devant moi, une journée bien remplie, je fis la vaisselle en un tour de main et partis en direction de ma chambre, afin d’y prendre mes affaires. Une fois ce choix cornélien fait (cravate rose saumon, chemise bleu pastel, pantalon beige, ceinture marron, chaussettes noires et sous-vêtement non troué), je pris la direction de la salle de bain. Seulement, en chemin, on sonna à ma porte, ce fut fort étonnant, car je n’attendais personne, et je ne vis pas laquelle de mes connaissances aurait pu venir sonner à une telle heure. Tandis que je m’approchai doucement de la porte, on sonna de nouveau mais, en regardant par le judas, je ne vis personne, pourtant la sonnerie ne cessait de retentir. Interloqué par ce mystère, j’ouvris la porte et, en sortant ma tête dans le couloir, je me rendis compte que c’était tout simplement la concierge qui sonnait chez le voisin. Cette frayeur matinale venait donc de la piètre isolation phonique de mon vieil immeuble et j’étais loin de me douter que je n’avais encore rien vu. Mais en attendant, pour me remettre de mes émotions, je décidai de m’accorder une petite sieste sous le soleil de mon velux.

Lorsque j’eus fini ma préparation dans la salle de bain, il était 8h25 et j’étais frais comme un gardon, même si j’avais été plus lent que d’habitude. Il fallait que je me dépêche, ou je n’allais jamais être à l’heure à la banque. Je pris mon habituelle veste moutarde pendue à côté de la porte, mon attaché-case posé à côté du vide-poche sur le meuble et sortis en ayant bien vérifié trois fois que j’avais mes clés avec moi. Une fois dans la rue, je marchai d’un pas vif, si vif que j’arrivai à la banque à 8h40, soit vingt minutes avant son ouverture, et que je dus donc patienter tranquillement sur le banc. Il était à peine 8h50 quand je vis arriver au bout de la rue Monsieur le Directeur, c’était le signe que je pouvais désormais attendre près de la porte. Il me salua, entra dans la banque et je franchis les portes à mon tour, à 9h. Immédiatement, j’allai vers Karine, la splendide réceptionniste qui me salua, comme à son habitude, avec un large sourire. Après lui avoir souhaité également la bonne journée, je pus enfin lui poser la question qui m’avait taraudé toute la nuit. Malheureusement pour moi, elle me répondit par la négative : ils n’avaient pas encore reçu mon chéquier et il allait me falloir revenir dans la semaine. C’est donc quelque peu dépité que je sortis de la banque pour rentrer à mon domicile, sans même passer par la boulangerie. 

Tout ce que je raconte ici peut passer pour folies, inepties ou banales disgressions, mais c’est pourtant essentiel, afin de véritablement percevoir le caractère exceptionnel et inattendu de ce qui va m’arriver à la moitié de la journée. Jugez vous-même :  

En arrivant chez moi à 9h20, la montée des escaliers m’avait tellement épuisé, qu’après avoir bu un verre d’eau en entier, je ne mis même pas cinq minutes à m’endormir dans mon fauteuil, devant la télé. Je dus être vraiment fatigué, car je ne me réveillai qu’à 11h29. J’étais tout engourdi, mais il allait falloir que je me fasse à manger. N’ayant pas d’idée, ni vraiment très faim, je décidai alors de me faire une omelette, comme celles dont ma maman avait le secret. Et c’est à ce moment que « ça » se produisit. En cassant mon premier œuf, je découvris que celui-ci avait deux jaunes…

… Je sais.

* * *

… ou l’attendu qui ne vient pas.

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Reflective Roof

Mirrored roof with modern architecture in the background

Tucker Lieberman es el autor de Ten Past Noon: Focus and Fate at Forty, una reflexión sobre la literatura, la historia, género y raza. Su cuento de ficción está en STORGY. Su fotografía se ha estrenado en las portadas de Crack the Spine Ponder. Vive en Bogotá, Colombia. www.tuckerlieberman.com Twitter: @tuckerlieberman

Tucker Lieberman is the author of Ten Past Noon: Focus and Fate at Forty, a reflection on literature, history, gender, and race. His short fiction is in STORGY. His photography has appeared on the covers of Crack the Spine and Ponder. He lives in Bogotá, Colombia. www.tuckerlieberman.com Twitter: @tuckerlieberman

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Journey, After Annie Dillard

by Ella Bartlett

Went to the wettest inner slip and 
found mangroves, multiplying by 
themselves, or with the help of the 
wind. Humans swam around their 
trunks, sliding in simple rhythms 
like rounding out the corners of a 
square. There were sounds of 
birds breathing, millions of buds 
growing on the outside of the 
prop roots. Barely half the size of 
my thumb, the insects believed in 
gods who live behind eye sockets 
and I said to my lover, let’s walk 
over there, to see the swimmers 
better. I was crisp, uncomfortable 
watching the water striders clip 
the edge of a fallen branch. 
Underneath this lake are 
a thousand skies, stretched out, 
teeming with things still drifting.

Ella Bartlett is an Iowan-born, New-York-educated, and Paris-based writer. This poem was inspired by a landscape described by the incredible writer Annie Dillard, in whose writing Bartlett finds familiarity and strangeness.

You can follow her on Twitter @EllaTheRewriter.

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Les raisins du souvenir

La bouteille, déjà presque vide, semblait être entourée de parfums hétérogènes qui se déplaçaient dans la pièce au rythme de la musique, faisant vibrer la petite table en verre sur laquelle elle reposait.

La chambre était illuminée d’un subtil halo de lumière qui embellissait les spectres couvrant de leur joie la surface des longs rideaux blanc, des spectres nouveaux qu’elle rencontrait pour la première fois, après être sortie d’un rayon exigu et faussement lumineux. 

La bouteille, seule sur la courte surface en verre, reflétait ces corps qui, tantôt se mouvant, tantôt assis, exerçaient une chorégraphie imprécise et discordante. Sur le reflet du verre rougissant du récipient, on pouvait apercevoir des mains déformées par la matière, mais dont les contours appartenaient à deux corps différents, et dont les lignes s’entremêlaient de temps à autre.

Le liquide rouge stagnait et faisait jaillir une fine odeur brûlée, ignorée des ombres extérieures qui ne sentaient que le parfum de leurs propre matière, élastique et ferme.

Combien de temps allait durer cette valse de réflexions imprécises sur l’objet inanimé ?

Ils s’éloignèrent peu à peu plus loin dans la pièce réchauffée, laissant pour seule image un point obscur, mouvant indistinctement sur la courte surface vitreuse. Le parfum bouchonné du grand flacon commençait à prendre la fuite à travers le sillon des fenêtres ; il perdait peu à peu l’essence de sa vie, on l’avait arraché à son unique valeur et les mains imprécises s’étaient saisies de lui pour en voler violemment la substance, à des fins inconnues.

L’odeur est éphémère, les corps en constante évolution : ces âmes liées à travers un reflet allaient peut être, elles aussi, finir par s’évaporer par des voies extérieures. Le temps passait, et cette chambre, autrefois munie d’une simple couverture violette et de quelques livres, livres lus sur la couverture violette, et couverture dans laquelle des corps s’étaient liés, était devenue obscure. La bouteille de verre, toujours là, par mépris de l’inutile ou par simple oubli, ne brillait plus ; aucune tâche floue et intrigante, aucunes lignes qui se fondent. 

Cet objet qui, par sacrifice, était parvenu à créer un instant, était et restera à présent seul, vidé de son sang, laissé depuis le soir où il s’était éloigné, derrière les longs rideaux blancs de la chambre abandonnée à jamais à des ombres éternelles.

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Historia de un peón que quiso ser alfil, dama, caballo o cualquier otra cosa que no sea ni un rey o un peón

C tiró sus piedras al agua
Frías y espesas
Las arrojó 
Como aquel que ya no siente ningún deseo 

Es un indecente 
Un criminal
Un peón que  
No supo seguir las reglas 

Cuántas veces no quiso saltar en “L”
Moverse en Diagonal 
O avanzar directo
Hacia el fondo del tablero 

Un espacio a la vez 
Levantó su antorcha e incendió
Sus pasos
Escupió la redonda cabeza
Del prójimo
Y gritó con fuerza 
Maldiciones contra todos los Reyes. 

Se aferró a esta vida de piedras que caen
Y son arrojadas

Se partió las sienes contra las balas de un fusil
 
Era un transeúnte 
Que dejó su cuerpo 
A orillas de un tablero 

Adolfo Santistevan López es un poeta ecuatoriano. 
Ha ganado el primer premio del festival 
de poesía Ileana Espinel Cedeño, 
Guayaquil 2012. Ha participado 
a la Feria Internacional de Libro 
de Lima en 2011 con la delegación 
de poetas enviado por la embajada ecuatoriana.
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La feuille

de Clémence Bobillot

Je marche dans le le le froid Pressé de rentrer dans dans dans le chaud Oui, dedans, bien au dedans, si bien sûr il est possible de s’y réfugier, au coeur du chaud comme d’un volcan qui refuserait de tuer, et caresserait, chaufferait, juste comme il faut sans exterminer de sa lave. Un bain de lave lave lave jovial et protecteur, nuage de guimauve ardente rouge. Je marche dans le froid vers le chaud quand survient un élément perturbateur que je m’en vais vous montrer tout à l’heure. Nous sommes bien en automne, saison qui explique ce ce ce froid comme vous l’aviez peut-être compris, si vous êtes attentifs aux détails que je sème pour vous. L’automne, c’est spécial : les arbres semblent être les seuls à ne pas avoir froid froid froid comme nous autres. Tandis que nous dissimulons nos corps sous de nombreuses couches de lainages, c’est à ce moment qu’ils choisissent de s’exhiber. Alors ils se déshabillent progressivement. C’est un strip- tease collectif, chargé de poésie, qu’ils exécutent durant de longues semaines. Certains y voient une tristesse, une nostalgie : le spleen par excellence. Mon pote Charles pleure comme une grosse madeleine inondée et écrit des vers mélancoliques, sentant la mort s’approcher de lui d’un pas à chaque feuille qui se décroche. C’est assez spectaculaire. Je le regarde chouiner, en silence, en fumant et en oubliant que je fume, et je réfléchis à tout ça sans parvenir à savoir ce que j’en pense. Moi je vois les arbres qui me draguent et qui se révèlent : pas besoin de parure pour être beaux. Ces grosses ou fines branches, droites ou tordues, chacune différente, pour moi c’est une vraie beauté bien vraie. Comme une petite culotte jetée à la figure, je reçois à ce moment de mon trajet une grosse feuille pointue en pleine poire. Elle atterrit sur mon front, bien au milieu, avant de retomber au sol. Je vois ceci comme une tentative provocatrice, je regarde l’arbre responsable de cette attaque et il me sourit. Cette feuille je la ramasse soigneusement et la garde en main jusqu’à la fin de mon trajet, j’arrive chez moi, je la pose sur mon deuxième oreiller toujours vide. Pour une fois que je peux mettre quelqu’un dans mon lit, je saute sur l’occasion. Je décide de ne pas sauter la feuille tout de suite, et de faire les choses bien. Oui, je sens qu’il faut attendre, cette fois-ci, et ne pas reproduire les conneries du passé : le passé s’invite toujours à l’aube d’une relation, les fantômes des ex se ruent dans la pièce, et ainsi je revois Gabrielle, surgir de sous mon lit, Amour, de mon armoire, Saint-Ange, d’une chaussette restée sur la moquette et Calypso, de mon oreille droite, et Yves, de ma bouche… Surgirent de tous mes autres orifices, les spectres de ceux qui les connurent mieux que personne, ces mêmes orifices. Gabrielle me caresse le visage de ses mains comme elle le faisait si bien, pendant qu’Amour embrasse mon sein, et Saint-Ange, mon beau Saint-Ange, plus éblouissant que jamais, argenté comme la Lune, mord doucement ma joue. Calypso et Yves me regardent, ils sont en colère contre moi et je les regarde aussi à travers mes larmes troubles. Ensemble ils me dévorent un moment, je ne les touche pas, je ne les empêche pas de faire leur devoir, trop impuissant face à leur tendresse. Yves finit par oublier sa haine, et pose le bout de sa langue contre ma bouche, c’est un délice : moi j’observe la feuille, qui dort, et imagine mon avenir à ses côtés. La tête me fait mal, juste là où elle a atterrit, je sens une chaleur piquante émaner du milieu de mon front. 

Clémence Bobillot est une poétesse et cinéaste. Elle est en colère pour un monde meilleur. Vous pouvez la suivre sur Instagram.

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Chronopolitisme

de David Keclard

« On ne se baigne jamais deux fois dans la même heure, car ni l’instant ni l’être ne sont jamais les mêmes… » 

– Héraclite ?

        Promiscuité des souvenirs entassés dans l’instant… 

Peut-on saturer d’idées la contenance d’une seconde ? Lorsque l’unité de mesure est comblée de pensées, les nouvelles cogitations effacent-elles les anciennes ? Débordent-elles sur la seconde suivante, ou font-elles craquer la première ? Je cherche encore comment 

    panser l’éphémère, 
                                                                                  garrotter le passager, 
                                                                                  plâtrer le transitoire.

Deux continents sont séparés par l’océan du Midi : 

                       Ante Meridiem                                                              Post Meridiem

                                « A.M. » comme « Ancien Monde ». 

Un soir, j’ai découvert les AM-ériques, en cherchant le Sommeil. À l’heurizon

j’ai senti que j’allais 

                             coloniser l’aurore.

14:30 : l’herbe piétinée du temps ne pousse plus à cet instant précis, labouré par l’idée. Perdant la nationalité d’une Heure, je suis devenu chronopolite : citoyen du temps. Mes pensées débordent les cadrans inétanchéisés.

14:30 : à quoi pensais-je chacune des fois où j’ai atteint cette heure ? N’y ai-je pas laissé un déchet de pensée, un résidu de réflexion, une impression que je retrouve toutes les 24h, reconnaissable mais changée ?

Je veux :

Décanter le temps dans la carafe des heures. 

Un conteneur où recycler les siècles 

en y jetant la canette évidée

des minutes consommées 

                                      d’une traite. 


      Ai-je pris pour les AM-ériques l’îlot de déchets de mes doutes

                                et de mes convictions ?

Car 

         14:30 est pollué par les déjà-vu de mes occupations successives.     

         14:30 est souillé par l’amoncellement de mes oublis. 

         14:30 a le cuivre oxydé d’une idole que trop de lèvres pieuses ont baisé. 

Lorsqu’une pensée me percute, est-ce une idée nouvelle qui me frappe, ou une spéculation stagnante contre laquelle je bute, comme contre la dépouille d’un animal mort ? Les pensées s’enterrent mal : 

on n’a pas le temps de sortir une pelle que,
déjà,
une minute est passée.

De nouvelles perspectives naîtront-elles du compost de mes rêveries ?

Demain à la même heure,
14:30 aura l’odeur rance d’une pensée datée.
À la même heure, après-demain,
14:30 empestera la décomposition de l’entendement, l’idée morte en déliquescence, la pourriture de l’intellect actualisé.

Chaque heure est un cimetière d’impressions éphémères. Le temps n’aura jamais assez de caveaux où momifier les secondes sous une pyramide de minutes.

Bientôt, nous aurons saturé le Montmartre des montres.

Alors il faudra

inventer
une annexe au chronos,
un cloud pour le temps,
un columbarium où stocker
les cendres des pensées incinérées
par manque d’espace.

Une mémoire vive
           où mettre 

                      la  mémoire morte.

Quel horloger pour faire rebattre 

les quartz d’heures arrêtés par l’infarctus du temps ?
– Quel défibrillat’heure pour ton arrêt quartziaque ?

L’heure est à la minute de silence pour commémorer
la crémation de la mémoire.

Parfois, les yeux fermés, sans même regarder l’heure, ni écouter le battement de l’horloge, 

je devine 14:30 qui se rapproche 

comme une procession funèbre,
      à son seul parfum
              d’encens 

qui
  embaume le temps mort. 

David Keclard est un écrivain français.

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The Commute, After New York City

Unmentionable on the M train, hoarding 
others’ stories. Orange, orthopedic,
allegory for needing it the next time
around. Quick rally on the train tracks,
some rats 
look straight back at me. Ready for the
reason to squeeze beyond bent doors
broken last year by a man four times my
size, like my enzymes in radical decline 
this time I see condiments hidden beneath
the chair opposite from me. Fragments of
a napkin, no winning, no rest for the
mother with the stroller & two kids 
damned, rushing, my gushed gallbladder
going gastric & hardstripped, money
went down the other way, gapping the
silence like all the city ever wanted was 
a soda and a straw in the express line or
debit, no sack or smack on the half-loved
sweet side of hell. 

Ella Bartlett is an Iowan-born, New-York-educated, and Paris-based writer. This poem was inspired by the unforgettable character of the NYC transport system. You can follow her on Twitter @EllaTheRewriter

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